Journal de la jeune Lydia 1913-1914, roman, aux éditions Michel de Maule (4 juin 2014). La famille della Faille a construit des villas dans le parc et les tenants du château familial « Le Lackbors », à Deurne, près d’Anvers. On se rencontre dans les allées, on va chez l’un et l’autre, tous cousins, tous unis par un puissant esprit de famille. Gaston et Ludovic sont encore célibataires, et l’ardente Lydia, âgée de quinze ans, parle beaucoup de ces jeunes oncles dans son journal. La guerre bouleverse cet état idyllique. On verra au jour le jour l’avancée allemande, la famille partant au gré des rumeurs, tantôt à Anvers, tantôt dans leur campagne, subissant l’attaque d’un zeppelin, ou l’attente des obus. La Belgique tout entière semble une fourmilière affolée de gens courant en tous sens, ne sachant où se réfugier, où déposer en lieu sûr leurs biens transportables. Mais elle est aussi grandie par cette vague patriotique qui anime la jeune Lydia à vouloir « soigner les blessés » et pousse les oncles si séduisants à prêter leurs propriétés aux armées et à s’engager avec enthousiasme au combat comme gardes civiques.